THE CAKEMAKER

Un film de Ofir Raul Graizer
Nationalité : allemand, israélien
Sortie le 6 juin 2018

Ofir Raul Graizer, pour ce premier long métrage, nous offre une histoire d’amour tout en réserve et en douceur. Thomas travaille dans une pâtisserie à Berlin. Il rencontre Oren, qui voyage à Berlin régulièrement, depuis Jérusalem, pour son travail. De ces rencontres, naît un amour pur et vrai. Un amour impossible.

L’amour par delà les frontières

Après plusieurs mois de rencontres, Oren ne revient pas. Thomas croit devenir fou, il l’appelle cent fois. Il doit savoir pourquoi Oren ne revient pas à Berlin, pourquoi il ne lui répond plus. Comprendre pourquoi il ne l’aime plus. En se rendant dans la filière allemande de la société où travaille Oren, il apprend que son amant a péri dans un accident.

Mais finalement, qui est-il pour Oren ? Un amant secret qui ne doit pas être mis à jour. Pourtant, dans l’impossibilité de tirer un trait sur cet amour, il décide de partir à Jérusalem. Il rencontre là bas Anat, la veuve d’Oren, son fils, sa famille. Anat tient un café, dans lequel il finit par travailler.

On suit Thomas dans cette nouvelle vie. Il arrive d’Allemagne, et doit s’adapter à la vie en Israël, avec des coutumes qu’il ne connaît pas, qu’il transgresse parfois sans comprendre ce qu’il fait de mal, en s’excusant maladroitement.

L’amour impossible : quand l’un des deux disparaît

Rien n’est plus terrible que d’assister, impuissant, à un amour impossible. Ici, c’est d’autant plus impossible que l’un des deux n’est plus. C’est ce qui arrive à Thomas qui se retrouve plus seul que jamais, surtout lorsqu’il s’agit d’un amour qui n’avait aucun avenir, et devait rester secret.

Lorsque Thomas décide de partir à Jérusalem, il ne sait pas du tout pourquoi il le fait, ni ce qu’il y fera. Cette force qui anime celui qui reste à vouloir juste se fondre dans la vie de l’amant disparu, juste pour avoir l’impression qu’il est encore auprès de lui. Les nombreux plans fixes silencieux ont une portée intense. Pas besoin de paroles pour que l’on ressente exactement ce que vit Thomas. Cette solitude, ce monde qui s’écroule autour de lui. Ce monde écroulé qu’il tente de reconstruire petit à petit.  

En tant que spectateur, on ne sait pas quoi espérer pour lui. Qu’il se lie avec les proches d’Oren ? Qu’il rentre en Allemagne et qu’il oublie ? On sait pertinemment qu’il n’oubliera pas. On reste alors, la larme au bord de la paupière, à voir Thomas survivre à cette solitude, et à se lier avec Anat, qui elle, ne sait pas qu’il connaissait son défunt mari …

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