MY LADY

Un film de Richard Eyre
Nationalité : britannique
Sortie le 1er août 2018

Fiona Maye est juge à la Haute Cour à Londres. Elle gère des dossiers tous plus compliqués les uns que les autres, jusqu’au jour où on lui transfère celui d’Adam Henry. Le jeune homme de 17 ans, atteint d’une leucémie, doit recevoir une transfusion sanguine en vue de ses traitements. Seulement, lui et sa famille sont Témoins de Jéhovah …

Faut-il aller contre la foi d’un adolescent si sa vie peut être sauvée ?

Fiona doit décider sans être influencée par ce qui entoure cette affaire. Rien de plus difficile lorsque cette décision mène soit à la vie, soit à la mort d’un adolescent. Elle doit également s’assurer qu’Adam n’est pas influencé de son côté par ses parents ou son entourage. Emma Thompson campe parfaitement le personnage avec un talent qui n’est plus à démontrer et elle humanise la situation comme aucune autre actrice n’aurait pu le faire. Et c’est ce côté humain qui est mis en avant dans le film. Quel juge irait voir un adolescent à l’hôpital pour lui parler, le connaître, avant de tamponner le dossier ? Un lien se crée entre Adam et elle, ce qui paraît bien normal au vu de la situation. Cependant, est-ce bien raisonnable de mélanger sa propre sensibilité à une décision juridique  de cette importance 

Quand le travail prend l’avantage sur la vie privée … 

Dans un quotidien déjà bien compliqué entre elle et son mari (formidablement interprété par Stanley Tucci), Fiona se jette à corps perdu dans son travail, qui lui permet de mettre entre parenthèses ses propres problèmes. On observe alors un couple qui s’est perdu il y a des années, et qui ne sait pas comment se retrouver. Cette femme qui, au tribunal, règne en maître tout en haut de la pyramide (les quelques plans lors de son entrée dans le tribunal appuient cette impression de hauteur, de dominance), se retrouve sans voix, sans solution, sans ressource face à son mari qui tente de lui faire comprendre que leur vie de couple est en train de partir à la dérive.

Très bonne adaptation du roman “The children act”, de Ian McEwan, qui met en image la loi de 1989, qui met en avant l’avis de l’enfant lors d’un conflit familial, surtout dans les cas où ici, l’avis de l’enfant est capital, car le concerne directement.

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